Baza de date „Diacronia” (BDD)
Titlu:

Legile formative ale toponimelor româneşti cu radical antroponimic. I. Formaţii de plural

Autor:
Publicația: Anuar de Lingvistică și Istorie Literară, XXI, p. 15
p-ISSN:0066-4987
Editura:Editura Academiei
Locul:Iași
Anul:
Rezumat:[Les lois formatives des toponymes roumains avec radical anthroponymique. I. Formations de pluriel] La toponymie roumaine a été jusque maintenant étudiée sélectivement, en fonction de l’intérêt historique ou lexical que présentent les noms de lieu. Cette orientation a eu deux conséquences importantes: 1. on a nié toute organisation spécifique des toponymes, qui les distingue des appellatifs proprement dits; 2. la toponymie est devenue une annexe de l’histoire ou a confondu son domaine avec celui de la lexicologie.
Or, le phénomène toponymique doit être également abordé pour soi-même. La toponymie ne peut pas devenir une discipline indépendante sans reconnaître ses propres lois, qui définissent sa structure. Dans l’étude ci-présente, l’auteur établit 5 lois que dirigent la formation des toponymes roumains personnels, depuis les premières attestations jusqu’au XVIIIe siècle. Les lois se fondent sur la constatation d’une opposition fondamentale entre les anthroponymes: motivés et non-motivés sémantiquement (de la perspective du sujet parlant, évidemment), qui se reflètent en deux modalités formatives. Si l’anthroponyme est non-motivé sémantiquement, il ne peut pas avoir, comme toponyme, un pluriel direct, mais seulement à l’aide de certains suffixes spécialisés dans la dérivation toponymique personnelle, pluralia tantum: -ești, -ani (-eni), -oń, -ari (-eri) et -ați. S’il est motivé sémantiquement, il peut avoir un pluriel ou peut être dérivé avec suffixes appellativiques (les lois 1 et 2). Le binarisme se maintient au cas des anthroponymes suffixés: si le suffixe représente le singulier de l’un des suffixes toponymiques personnels, le nom de personne non-motivé peut avoir comme toponyme, un pluriel direct; si le nom de personne est motivé sémantiquement, il peut avoir un pluriel sans égard à la qualité du suffixe avec lequel il est dérivé (la loi 3). Le pluriel des anthroponymes motivés n’est pas fait avec les mêmes désinences que celles des appellatifs correspondants, mais seulement à l’aide de la désinence -i (la loi no. 4) et toujours en conditions d’oxytonie (la loi no. 5). Ces lois ont plusieurs corollaires qui groupent les exceptions apparentes – au fond conditions de formation spéciales. Si un nom de personne non-motivé est homophone avec un appellatif, il peut avoir un pluriel direct, ou peut être dérivé avec des suffixes appellativiques. D’une autre part, un anthroponyme non-motivé sémantiquement (ou homophonique) peut avoir un pluriel direct pour marquer un rapport d’interdépendance entre les termes d’une classe toponymique (motivation toponymique extrinsèque, au cas des „homonymies” géographiques). Les anthroponymes motivés toponymiquement peuvent avoir pluriel de masculin, de féminin ou de neutre (donc, avec n’importe quelle désinence), sans égard à leur genre originaire; ce pluriel est aussi possible en position non-oxytonique.
Conclusions: 1. L’existence des lois démontre le caractère systématique de la toponymie personnelle. Elles décrivent les oppositions fondamentales de constitution; or, l’opposition est un phénomène de structure. 2. Ces lois sont propres à la toponymique, quoique les morphèmes constitutifs se trouvent dans le lexique courant. 3. Les lois n’ont pas d’exceptions: les déviations signifient des conditions particulières de formation (corollaires). 4. Les lois toponymiques ont une action limitée dans le temps. 5. Les différences formatives déterminées par la nature sémantique du radical sont la manifestation de l’action de deux systèmes: le système toponymique personnel proprement-dit, formé d’anthroponymes non-motivés, et le système toponymique descriptif, constitué d’appellatifs. Les anthroponymes motivés sémantiquement constituent „l’anneau faible” du système personnel; ils sont soumis à une double pression, en visant soit leur fonction (d’où leur attraction dans la catégorie des „personnels”), soit leur signification (d’où leur attraction dans la catégorie des „descriptifs”). Fait remarquable, l’action du système appellativique se limite au changement de la catégorie morphologique des noms propres motivés, maîs ne leur impose pas les marques correspondantes à leur nouvelle fonction. Les lois de la toponymie mettent, donc, en équation, non seulement les données d’un certain système, mais de tout un processus d’interpénétration de systèmes, d’où leur caractère dynamique.
Limba: română
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0Oana-Maria Poenaru-GiriganThe Relationship between Toponymy and LinguisticsANADISS, 15, 1542013pdf
0Daniela ButnaruAspects of the Formation of Toponyms from the Neamţ River BasinPhil. Jass., VII (1), 39-452011pdf
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7Ion TomaDespre clasificarea numelor de locuriALIL, XXIX, 3211983-1984pdf
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