Baza de date „Diacronia” (BDD)
Titlu:

O posibilă sintaxă a imaginarului religios naumian

Autor:
Publicația: Text şi discurs religios, II, Secțiunea Literatura și sacrul, p. 347-360
p-ISSN:2066-4818
e-ISSN:2393-3402
Editura:Editura Universităţii „Alexandru Ioan Cuza”
Locul:Iași
Anul:
Rezumat:„Le credo” de Naum est issu, selon Dan Mănucă (1971), d’un „manichéisme d’origine biblique, très accesible et fréquemment invoqué, le couple Bon-Mal soutenant systématiquement tous ses vers” (105). Tout comme Horace, Anton Naum ne pouvait être un poète religieux dans le sens dogmatique, son manichéisme combinant le style d’Horace avec des éléments robustes antidotes du christianisme paysan. De cette „hybridation” va naître la théorie classique de Naum de “quod satis est” et de l’égalité de condition sociale, historique etc. Le Bon et le Mal sont pour Naum des principes qui établissent „les âges” dans un „cycle à recours de l’histoire”.
„Le manichéisme d’origine biblique” mis par Dan Mănucă à la base du fond chrétien de la poésie de Naum, (ré)actualisé en fonction des répères de son époque, est, en fait, un équivalent du „dualisme antagonique” du „christianisme primitif”. Romulus Vulcănescu (1985) soutient l’idée de la présence dans notre mythologie de la rupture „des dieux frères” sous l’influence chrétienne, dans „les deux non-frères”: le Bon-frère et le Mauvais-frère”. Romulus Vulcănescu (1985) croit qu’entre „les dieux non-frères”, dans le christianisme, se donne une lutte théocratique pour la priorité, „entre le principe du Bon et du Mal”, „de l’opposition entre les entités ontologiques de type uranique et chtonique, entre l’instauration de l’ordre complète inhérente à la déification – selon le tableau ci-dessus – et de l’ordre partielle, apparente du démonologisation” (231), présente dans le deuxième tableau du poème et, surtout, en AEGRI SOMNIA.
La nuit cosmique anticipe la restructuration lente, la ré-cosmogonie étendue dont Romulus Vulcănescu en écrivait (1985). Les vers assumés comme support de la permanence d’une ision chrétien-archaïque, dominantes chez Anton Naum, nous dirigent vers les images stéréotypiques du cosmos traditionnel paysan dans lequel l’homme projetté se sent organiquement et définitivement integré.
„Cosmo-graphique”, l’homo Carpathicus du poème NOX ERAT, quoique „tombé” dans „la haine du péché des ancêtres”, s’endort protégé – „secrèt”, „caché”, „couvert” – avec les éléments de son espace sacré, un complexe de noyaux topographiques, générateurs des „modèles culturels” de type mythiques. Un espace (con)centrique-réticulaire, (con)centré sur des formes de relief capables d’offrir la sécurité historique, religieuse sociale etc. „Les bois mystérieux”, „le lac aux hauts rivages”, reflétant dans les vagues les feux stellaires; „les montagnes noirs au loin” sont les réseaux concentriques qu’on reconnaît aussi dans la „mandala” d’Eminescu.
Un inventaire des „topoi antiques gréco-latins” et de ceux „chrétien-primitifs” dans la poésie de l’époque, et d’Anton Naum, particulièrement, fait la preuve de la prédisposition pour la double hypostase dont on s’en souvenait: la garde de la signification traditionnelle gréco-latine et son réinvestissment avec les éléments ultérieurs de la spiritualité chrétienne.
Au-delà de tout „inventaire” possible des éléments conscients et inconscients, qui nourissent le tissu imaginaire du texte poétique de Naum et qui lui permet d’être tel qu’il est, au-delà de „la prise en considération” de „l’ordre” et du caractère de leur image, volontairement ou non de leur organisation, on redécouvre la syntaxe de l’imaginaire de Naum, comprise comme type de gouvernement du régime de son écriture. La poésie de type romantique de Naum est attirée par l’imaginaire du système ganglionnaire, en étant la zone des sentiments, de l’exaltation, des passions, de l’amour et de la religion et aussi de la volupté et de la cruauté. Dans cet univers ganglionnaire les bons et les mauvais démons se luttent, et en même temps on y reconnaît le spectacle grandiose et effrayant des civilisations qui naissent et renaissent, au-près du péché ancestral et de la mort qui se disputent la regne de l’humanité.
En conclusion, selon Anton aum, ce système ganglionnaire est „la terre inconnue de l’inconscient qui s’étend jusqu’au fond de l’être humain” et que celui-ci ne peut pas „maîtriser, car le fond, son centre ne se trouve pas à l’intérieur, mais à l’extérieur, “dans les cieux”. D’où la permanente préoccupation poétique de Naum pour la représentation de l’homme entre le sommeil et la veille, comme être autonome (adamythique), diurne, et comme l’habitant nocturne, somnambule de l’univers dans lequel palpitent „les immenses rythmes sidéraux”.
Limba: română
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